Libéral, ça signifie quoi déjà?

Ah, la nostalgie!

Malgré que j’aime peu la politique partisane (et je suis indépendant vis-à-vis n’importe quel parti politique), il est évident que le Parti Libéral du Canada a grandement changé  au cours des dix dernières années.

Cela a bien entendu, suivi une trajectoire tout à fait singulière à partir de l’élection fédérale de 2000.

-Conflits entre le clan Chrétien et Martin.

-Unification du PC et de l’Alliance Canadienne.

-Entrée de Paul Martin comme chef et liquidation des éléments pro-Chrétien.

-Scandale des commandites.

-Gouvernement minoritaire en 2004.

-Perte de pouvoir en Janvier 2006.

-Élection surprise de Stéphane Dion comme chef.

-Plate-forme très peu populaire de Stéphane Dion avec son fameux virage vert qui fut un flop monumental.

-Résultat épouvantable aux élections d’octobre 2008.

-Épisode où le PLC sous Dion a tenté de prendre le pouvoir lors d’une coalition fin 2008.

-Couronnement de Michael Ignatieff come chef.

Donc, pour en venir, à la situation actuelle qui est celle d’une situation très ambivalente et surtout inquiétante pour le PLC sur plusieurs fronts.

Tout d’abord, il est évident que hors des grandes villes (particulièrement Toronto et Montréal et peut-être certaines parties des provinces Maritimes qui votent libéral comme une sorte de tradition), le PLC est devenu un simple tiers-parti. Il est aussi malheureusement évident que sans généraliser outre mesure, le PLC a des appuis encore plus fractionnaires hors des minorités visibles qui sont surtout dans les milieux urbains.

De plus, un autre élément est de dire que ce parti commence peu à peu à perdre des groupes clés qui faisaient partie de la coalition que le PLC a pu resté au pouvoir aussi longtemps. Juste à penser aux Québécois moins nationalistes (et on observe un morcellement régional profond du vote au Québec entre quatre partis), aux catholiques (qui vont maintenant voter ailleurs) ou à certaines communautés culturelles (et je dois dire que le Parti Conservateur a une progression intéressante à ce sujet). Cela est aussi sans oublier l’aliénation de plusieurs groupes envers ce parti, comme les Canadiens des provinces de l’ouest, les propriétaires d’armes à feu, les gens habitant en milieu rural et pardi.

Donc, et je suis loin d’être un devin, je prédis qu’il soit peut-être possible que la situation soit telle que le PLC pourrait en effet finir tôt au tard comme le Parti Libéral Britannique, soit un véritable tiers parti entre un parti de centre-droit et un autre de centre-gauche. Évidemment que ceux qui disent que le PLC va reprendre le pouvoir car il est simplement le parti naturel de la politique Canadienne se font dire que les partis politiques sont des organisations très ambivalentes selon les époques et nullement statiques. Cependant, une chose est sûre en disant que l’idéologie ou la pensée politique n’est pas le point fort d’un parti aussi fourre-tout à l’extrême que le PLC qui semble carrément végéter dans l’opposition comme cela lui arrive à chaque fois dans l’histoire qu’elle est dans cette position. À mon avis, que le Parti Libéral se retourne à ses vraies racines libérales classiques tout en évitant de devenir un second parti démocrate comme aux États-Unis.

Donc, libéral, ça signifie quoi déjà?

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