Premières nations, seconds regards

Je dois dire en premier lieu que la question autochtone m’a toujours intéressé, du moins  sur l’élément culturel et linguistique plus que politique.  Cependant, au-delà du discours habituel, il y a un ouvrage fort important sur la matière qui va en fait au-delà des  mythes véhiculés à ce sujet. Évidemment que je comprend parfaitement que cette question est en quelque sorte un véritable tabou dans la société Nord-Américaine.

Le livre First Nations? Second Thoughts (traduit en français sur le titre de Premières Nations, Seconds Regards) par le professeur Tom Flanagan de l’Université de Calgary démontre en fait d’un certain objectif une nouvelle thèse qui est très étoffé en ce sens. Évidemment, comme vous le savez peut-être, Flanagan démontre une nouvelle vision dans les études autochtones qui est celle de voir cette discipline d’un point de libertarien, sans réellement le mentionner et d’une façon précise qui tente de défaire des mythes longuement considérés comme des réalités face à la question autochtone.

Au-délà du point de vue historique rigoureux qui est franchement bien fouillé et cela particulièrement des études passées du Professeur Flanagan sur la question de Louis Riel, Flanagan démontre en quelque sorte que malgré que les peuples autochtones ont une culture très riche, le problème se base plutôt sur l’influence de l’état quant à ces peuples, qui est très grande qui fait que les autochtones habitant dans les réserves vivent sous la tutelle de l’état.

Or, la réalité est que depuis nombre d’années, les Autochtones qui vivent dans les réserves vivent dans une structure qui est très fortement étatisée et cela avec une logique d’une structure de nationalisation et aussi avec une orthodoxie de la politique autochtone comme Flanagan mentionne à maintes reprises basée sur des valeurs qui sont franchement discutables même chez les communautés autochtones elles-mêmes. Cela est en fait au point tel que cela est très évident qu’un nombre très sensible d’autochtones décident d’eux-mêmes de vivre hors des réserves tout en ayant les mêmes droits et responsabilités qu’un non-Autochtone (du point de vue du régime fiscal, par exemple), ce qui démontre un paradoxe valable quant à l’étatisation de la question autochtone et qui fait porter grandement à réflexion sur cette question des réserves.

D’un autre point de vue plus controversé, un autre élément vient du sentiment de victimisation qui est particulièrement véhiculé dans l’arène politique. Bien entendu, cela est évidemment dit malgré que le passé ne fut pas nécessairement de bon coeur pour nombre de communautés autochtones, le gros problème est qu’il existe encore un certain sentiment de culpabilisation auprès des élites étatiques pour des actions qui sont axées sur un passé dont personne n’a contrôle actuellement avec une stigmatisation des communautés autochtone qui vient en quelque sorte au-délà de la logique que chaque personne se doit d’avoir les mêmes droits. Donc, on pense uniquement au passé, sans penser au présent ou à l’avenir dans beaucoup d’actions politiques. Ce sentiment fait en sorte qu’il est parfois visible que l’état (et cela avec une certaine incompréhension souvent justifiée de la population non-autochtone) ne veut assurer le bien-être des communautés en les rendant fortes au point de vue économique et social et en les traitant comme des citoyens à part entière mais bien comme des espèces de citoyens à part sans avoir une réelle compréhension des communautés autochtones hors de leurs chefs politiques qui sont souvent un problème en son ensemble.

En fait, pour conclure, le problème est évidemment, comme plusieurs auteurs mentionnent, un problème à la source d’être géographique qui est celui de dire qu’un ne peut véritablement assurer le bien fait économique ou social d’une communauté donné qui est isolée comme cela est malheureusement le cas avec plusieurs communautés autochtones.

Évidemment que les réactions au livre de M. Flanagan ont été diverses et cela que malgré qu’il existe des gens qui n’ont aucunement aimé ce livre, nombre de critiques et mêmes de personnalités du monde académique ont véritablement eu une certaine ouverture en donnant véritablement une critique très constructive et favorable en son sens à la thèse de l’auteur. C’est comme véritablement de dire qu’une opinion qui est considérée comme controversée va avoir ses aillés et ses détracteurs mais va faire en tout cas réfléchir les gens.

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