PLC, prise deux!

Après des problèmes de transmission d’autobus de campagne (et le secours par un certain M. Harper avec sa dépanneuse qui est entrepreneur-mécanicien dans l’Est Ontarien), voici que beaucoup de gens se posent de véritables questions sur la santé du supposé parti naturel du monde politique canadien.

Fort probablement, je dois dire logiquement que le PLC risque de s’enfoncer encore davantage, comme beaucoup de politologues avaient prédit dans les années 80 avec le NPD qui semblait de plus en plus destiné à être l’opposition officielle.

Aussi, après une certaine réflexion, il est évident que le PLC risque de perdre sa base idéologique pour trois raisons et il va être très difficile que le parti retourne simplement au pouvoir, du moins de façon majoritaire.

-D’abord, la coalition du PLC est carrément en train de s’effondrer de façon tranquille. Ayant été Libéral pendant plus de 80 ans (sauf pour l’élection de 1958), le PLC est rendu un tiers-parti dans son ancienne base qu’étant Québec et les autres régions francophones en Acadie, en Ontario et au Manitoba. Dès lors, chez les francophones et acadiens dans les autres provinces, les conservateurs (qui ont maintenant un nombre appréciable de députés francophones ou francophiles venant des différentes provinces canadiennes tant en Ontario qu’au Manitoba) et le NPD (qui a une députation francophone de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick) commencent sérieusement à jouer sur un terrain qui semblait acquis au PLC.

-Aussi, il est clair que mis à part Toronto (du moins la ville même) et un vote qui reste dans certaines provinces de l’Atlantique d’où un certain vote de protestation comme à Terre-Neuve, le PLC n’a plus aucune région-base, même avec Montréal qui est restée généralement au PLC depuis des décennies qui commence à aller vers d’autres partis. Le vote immigrant traditionnellement acquis au PLC commence peu à peu à s’en aller ailleurs.

-Entre 1993 et 2004, le PLC a véritablement gagné les élections uniquement avec la division du vote entre le Parti Réformiste et le PC et cela particulièrement en Ontario, où le PLC gagnait seulement par défaut, du moins dans l’Ontario rural. C’est donc dire que même que dans le nord de l’Ontario, même le NPD recommence à reprendre certains anciens châteaux-forts qui étaient propices au parti avant la dégelée de 1993.

Donc, en somme, est-ce que le PLC risque de reprendre du momentum?

Peut-être que oui si le parti démontre qu’il est un parti prêt pour le pouvoir, mais force est de constater que le PLC risque de perdre beaucoup de sièges s’il plane dans les 20% avec le NPD qui va devenir l’opposition officielle au sens figuré et littéral du terme. C’est justement la même chose qui est arrivé en Grande-Bretagne, où les libéraux sont un tiers-parti au gré des sondages. Même qu’il est évident que les bonzes du NPD veulent réellement couper l’herbe sur le pied du PLC, car malgré qu’une idée de coalition a été grandement discutée dans les dernières années, les deux partis se détestent grandement.

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