Comment gagner quelques sièges dans une élection…

Je dois dire que l’un de mes passe-temps est l’analyse des données électorales dans divers pays par rapport à la géographie.

Or, un paradigme intéressant est celui de l’ADQ, lors de l’élection de décembre 2008, qui malgré que ce parti a connu un vote populaire maigre, ce parti a pu faire un peu mieux avec le nombre de sièges obtenus par rapport à l’élection de 1994, 1998 et 2003.

Par contre, avec le système en place dans certains pays (dont le Canada et la Grande-Bretagne) qui est celui d’un système de pluralité simple à un tour, l’important n’est pas d’avoir un vote populaire, mais bien d’avoir un bloc géographique de sièges, tout de moins pour gagner un certain nombre de sièges. L’exemple qui me vient à l’idée est celui du Bloc Québécois lors des élections fédérales canadiennes de 1997 et 2008, où que le parti a visiblement eu un score bien pauvre en terme de vote populaire, mais avec un nombre bien haut de sièges.

Reste alors que cette stratégie de vouloir mettre son énergie sur seulement quelques sièges, au profit d’un vote populaire pauvre peut visiblement porter fruit pour un tiers parti avec deux exemples clairs à ce sujet.

-Québec Solidaire a eu comme stratégie de miser ses énergies et ses fonds sur environ 4-5 sièges situés principalement dans l’est de l’île de Montréal avec environ deux circonscriptions qui étaient considérées comme prenables qui étaient des circonscriptions où la bataille étaient entre le Parti Québécois et Québec Solidaire . Cela a fait que Québec Solidaire a pu faire élire un député, et cela malgré que le parti a eu un score de 3,78%.

-Le Parti Vert en Grande-Bretagne a eu comme stratégie de miser sur une circonscription (Brighton Pavilion) lors de l’élection de 2010 qui a eu un score remarquable pour ce parti en 2005 (21%). Or, le parti a connu une belle victoire électorale en 2010 avec un score de 31%, alors que le parti a connu un score global de 1,00% (ou plus de 285 600 votes) qui est en fait moins élevé que lors de l’élection de 2005.

Donc, il est visible qu’avec cette tactique, l’ADQ pourrait visiblement aller chercher quelques sièges et cela particulièrement dans sa base dans la région de Québec, ainsi que dans la région de Chaudière-Appalaches.

Donc, lesquelles sont ces circonscriptions en question?

Lévis:  Avec le PQ qui a reçu 22% et avec seulement 4% qui sépare le PLQ de l’ADQ, cette circonscription pourrait être prenable pour l’ADQ.

Bellechasse: Il s’agit visiblement d’une circonscription considérée à droite, où le PQ est davantage un tiers-parti comme en Beauce.

Beauce-Sud: Rien à dire, c’est véritablement une circonscription où le PQ n’a jamais gagné, et cela même lors de l’élection de 1981!

Charlesbourg: Est une circonscription qui a déjà été propice au PQ, mais avec l’ADQ qui a toujours été forte dans cette circonscription avec 15% du vote lors de l’élection de 1994.

Montmorency: Idem, pour cette circonscription.

Montmagny-L’Islet: Traditionnellement libérale avec un score relativement bas, cependant avec un relatif bassin pour l’ADQ.

Drummond et Arthabaska: Dans ces circonscriptions, tout dépend du deuxième choix des électeurs qui ont voté PLQ en 2008.

Rivière-du-Loup: Dans cette circonscription, cela dépend davantage du candidat que du parti.

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2 réflexions sur “Comment gagner quelques sièges dans une élection…

  1. « Drummond et Arthabaska: Dans ces circonscriptions, tout dépend du deuxième choix des électeurs qui ont voté PLQ en 2008. »

    Le PLQ est rentré pour Arthabaska avec Claude Bachand et c’est le PQ qui est rentré en 2008 à Drummondville avec Yves-François Blanchet. Le dernier libéral dans Drummond remonte aux belles années où Robert Bourassa raflait tout sur son passage. Admettons qu’à côté de Bourassa, Charest fait piètre figure.

    Le PLQ mise toujours sur des figures de proue qui font fi de la piètre qualité du chef et des scandales qui se passent au national.

    Je pense à Bachand, Vallières dans Richmond pour ne nommer que ceux-là et l’internel insoumis Pierre Paradis et bientôt France Dionne, la belle soeur de Jean Charest qui refuse de se faire voir sur ses pancartes avec son chef.

    Lorsqu’un parti a tellement honte de son chef qu’il refuse de le montrer sur les pancartes mais pas assez pour le changer, posez-vous des questions. Il y a franchement matière à haute suspicion.

  2. Le fait est de dire que mathématiquement (et je généralise) que si l’ADQ va plus haut que son score de 2008 en terme de vote populaire, il risque d’avoir un nombre d’électeurs indécis dans ces circonscriptions du Centre-du-Québec.

    Or, même en 2003, l’ADQ a eu un bon score dans Arthabaska et Drummond.

    Et encore, suffit de regarder le fait que beaucoup d’électeurs adéquistes ne sont pas allés voter en 2008. En 2007, par exemple nombre de circonscriptions en Lanaudière (comme L’Assomption, Joliette, Terrebonne, Berthier) et dans la Rive-Sud de Montréal qui étaient considérées comme imprenables sont passés à l’ADQ à cause d’un taux de participation très important.

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