Révolution ou continuité?

En premier lieu, je dois dire que j’accueille de manière quelque peu favorable les efforts quant à la création d’un nouveau parti politique au Québec. Évidemment, il faut dire que le problème vient qu’il faut être très prudent pour voir comment ce parti se situe idéologiquement.  Je suis bien content content que cela amène un véritable courant de panique auprès des vieux partis à l’image de la création de la création du SDP-Alliance dans les années 80 en Grande-Bretagne.

Cela est d’autres termes, évidemment le fait que le débat va au-délà de la question de la question constitutionnelle ne date pas de hier juste à penser à la montée soudaine de courte durée du NPD-Québec en 1987, de l’UFP et de Québec Solidaire et aussi de l’ADQ qui a fait ressortir une certaine base en terme de géographie électorale lors de l’élection de 2007.

En fait, le problème est beaucoup dans la politique Québécoise est beaucoup plus profond que cela. Certains politologues réfutent cette théorie comme trop simpliste, mais j’ai fortement l’impression que la question constitutionnelle n’est plus un cursus majeur dans la politique Québécoise en particulier du fait que nombre de gens au Québec réalisent que les politiciens et les rouages resteront toujours les mêmes peu importe l’issue de cette même question constitutionnelle. En d’autres termes, l’idée d’avoir des partis politiques qui se situent uniquement sur la question constitutionnelle va probablement finir par se fissurer. Évidemment que le PQ est social-démocrate et le PLQ est centriste, mais la différence qui est issue entre le consensus ce qui rend en fait les deux partis très similaires et qui amène selon moi à une culture politique qui est davantage partisane et basée sur des clientèles déjà acquises que sur un réel débat d’idées, débat que le PQ et le PLQ ne sont enclins à faire pour plusieurs raisons. Donc, la seule chose que les partis politiques font en ce moment sur la scène Québécoise, c’est en fait d’essayer d’énergiser leur clientèle acquise par certaines politiques ou bien de donner des retours d’ascenseur aux amis du parti qui est monnaie courante autant au PQ qu’au PLQ.

C’est donc dire que les deux principaux partis depuis plus de 30 ans sont basées sur des coalitions tellement faibles que cela démontre un paradoxe qui est celui que l’on voit de plus en plus visible auquel les partis politiques tentent d’aller dans un débat droitegauche. Par exemple, malgré la théorie à ce sujet, le PQ est un parti social-démocrate qui tente de s’ailler avec d’autres partis socialistes (comme le PS Français) et le PLQ est quasiment identique du fait cependant qu’il va chercher ses appuis auprès de certaines entreprises alors que cela est le cadre du millieu syndical et des groupes de pressions pour le PQ.

Le problème vient justement que mis à part la question constitutionnelle ou certaines autres questions d’ordre collectivistes (comme la langue, les ressources naturelles), il n’y a jamais eu un réel débat d’idées dans le paysage politique Québécois depuis nombre d’années. La population commence à réaliser ce point, et cela depuis longtemps.

Puis, le mot de fin, peu importe ce que les gens disent, le PLQ n’a absolument rien d’un parti de centre-droit et le PQ semble un parti assez social-démocrate à mon avis.  Donc, que ces deux partis arrêtent de jouer la logique fantoche d’une pseudo-coalition arc-en-ciel.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s