L’illusion volontaire

Suite à l’éditorial fort marqué du chroniqueur David Descôteaux, je dois dire que celui-ci a volé mon punch face à la définition quelque peu étrange du «néo-libéralisme» selon certaines personnes.

En premier lieu, je dois dire d’abord que ce terme a tellement été utilisé comme terme épouvantail que ça devient visiblement caricatural au cours des années. Par exemple, cela me vient bien rire de voir comme cela des français (lisez le Monde Diplomatique pour voir) dire qu’ils vivent dans un état néo-libéral lorsque ceux-ci vivent dans une société avec un état très dirigiste et «bureaucratisé» et cela depuis nombre d’années.

Ils vont aussi dire que les États-Unis sont un «enfer néo-libéral» alors qu’en réalité, le gouvernement fédéral Américain est bien gros en son ensemble et son intervention dans quasiment n’importe quoi est quelque chose qui ne date aucunement d’hier. Or, même George W. Bush, qui se considérait lui-même comme un conservateur étatique lors de la campagne électorale de 2000 (ou un conservateur social) a augmenté grandement le rôle du gouvernement fédéral Américain autant et cela pas seulement dans les sphères de la sécurité. Par exemple, certaines personnes ont tendance à oublier que c’est lui qui a fait en sorte que le secteur de l’éducation est devenu une juridiction phare du gouvernement fédéral avec le No Child Left Behind Act.

Mais encore, avant que l’on parle d’un gouvernement limité, faut bien dire que je commence à croire que ceux qui utilisent ce terme tous azimuts sont en fait des gens qui essayent de vendre des illusions. Ces illusions sont celles de dire que très loin du discours qu’ils proposent, ces centrales syndicales font un exercice immense de lobbying politique.

Or, ce lobbying politique est évidemment une vache à lait immense pour ces centrales dans le but que celles-ci veulent trouver des moyens d’avoir plus de membres avec l’aide de l’état. De surcroît, d’un même coup avec les contributions directes et indirectes des centrales syndicales, cela fait aussi que les partis politiques peuvent gagner des élections. C’est donc une sorte de symbiose entre parasites!

À ce point, il n’est peut-être pas faux de dire que cela ressemble malheureusement à une pyramide de Ponzi où les cotisations syndicales s’en vont dans un trou noir, tout comme la quasi-totalité de nos impôts et les taxes qui servent avec les années à financer une pyramide administrative avec un état qui est incapable de se concentrer pour même offrir correctement des trucs considérés comme «élémentaires». Évidemment, ce syndrome est même visible au point de vue municipal où les nids de poule et le déneigement ne sont pas vraiment une priorité de certaines administrations municipales!

En somme, dans tout cela, le truc qui me répugne le plus est que la personne qui est syndiquée à cause d’un concours de circonstances, est bien peu avantagée par les lois actuelles du travail et particulièrement de la fameuse Formule Rand. Or, imaginez deux minutes, si une personne peut choisir son syndicat comme qu’elle choisit sa compagnie d’assurance…

Par contre, je vous souhaite à tous une joyeuse et prospère année 2011!

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