Nouvelle-Zélande: d’une forteresse au libre marché

Dans les administrations qui ont fait beaucoup de réformes du point de vue de l’état, autant la Grande-Bretagne sous Margaret Thatcher que les Pays Scandinaves ou même la Corée du Sud viennent comme exemple d’une administration dont leur politiques réformistes sont encore restées dans la culture politique du pays en question.

Mais, un exemple dont il est fort peu parlé est celui de la Nouvelle-Zélande, qui est pourtant un exemple très intéressant d’une réforme très grande qui s’est faite autant avec les Travaillistes sous le ministre des finances Roger Douglas qu’avec le gouvernement du Parti National dans les années 80 et 90.

Or, avant les années 80, comme dans la plupart des autres pays occidentaux (et oui, cela malgré que la Nouvelle-Zélande soit à l’est et au sud! de façon géographique), les gouvernements successifs en Nouvelle-Zélande voulaient tous un état très interventionniste et cela allant de pair avec les théories économiques Keynésiennes. Par exemple, l’ex-PM du Parti National Robert Muldoon, tout comme les Travallistes se targuaient de faire des méga-projets dans le cadre de leur politique du Think Big, tout cela en ayant un certain consensus pour avoir un état très interventionniste et extrêmement protectionniste. L’archipel était carrément une forteresse à cette époque et cela malgré que l’état Néo-Zélandais empruntaient des sommes importantes à l’étranger pour financer ces projets.

Par contre, évidemment, ces politiques ne sont plus devenues durables pour les générations futures, et au millieu des années 80, l’élection du Parti Travailliste a amené un gros changement  particulièrement avec le fait que Roger Douglas soit devenu ministre des finances.

Or, les réformes de Douglas ont été très importantes et étaient carrément radicales selon certains. Oui, elles étaient basées sur la théorie monétariste, mais il y avait certains éléments très importants dont certains n’ont pas été trop appréciées par l’aile plus socialiste au Parti Travailliste Néo-Zélandais.

En premier lieu, il a grandement coupé les subventions tant pour les entreprises que dans le secteur agricole. Aussi, il a grandement limité les barrières commerciales en place tant pour l’exportation que l’importation en enlevant la quasi-totalité des barrières protectionnistes et des restrictions quant aux devises. De plus, de nombreux monopoles publics ont été libéralisés comme la Poste Néo-Zélandaise et New Zealand Telecom entre autres. Le régime fiscal tant aux particuliers qu’aux entreprises a aussi été grandement simplifié.

En 1990, lorsque le Parti National est revenu au pouvoir, d’autres réformes ont aussi été faites sous la ministre Ruth Richardson, particulièrement avec les lois du travail auxquelles celles-ci donnaient le choix aux employés du secteur public de se syndiquer avec le syndicat de leur choix.

Donc, en somme, l’ironie du sorte est que quasiment aucune des réformes entreprises par ces deux administrations ont été modifiées et qu’elles sont en place encore aujourd’hui.

À ce titre lire: Marcia Russell, Revolution: New Zealand from Fortress to Free Market (1996).

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