Le fondateur d’IKEA et les impôts Suèdois

Paraît que le fondateur d’IKEA a trouvé un moyen de créer une fondation fantôme pour que ses bénéfices soient transférés hors de la Suède et cela tout en ayant un contrôle très important sur les activités quotidiennes de la société «officielle».

Honnêtement, je ne vais pas le critiquer car beaucoup de gens feraient la même chose.  Or, disons que pour le développement de l’entreprenariat privé y compris pour les PME, la Suède n’est vraiment le meilleur exemple à suivre sur le terrain.

6 réflexions sur “Le fondateur d’IKEA et les impôts Suèdois

    1. Aussi, si on regarde dans les 40 dernières années, le pourcentage des entreprises privées en fonction de l’économie totale de la Suède stagne grandement.

      Et même là, je suis curieux de voir le ratio coût/bénéfices de certaines entreprises Suèdoises, qui reçoivent pas mal de subventions. Je suis certain qu’elles n’en reçoivent pas toutes des subventions mur-à-mur, cependant sauf que certaines doivent recevoir leur part de BS de luxe.

      Petite anecdote, en Norvège pour stimuler l’industrie de la fabrication de bateaux hautement subventionnée à une certaine époque, la Norvège a donné gratuitement des bateaux à des pays sous-développés. Mais encore, je ne demande bien qui a payé la facture à la fin!😛

    1. En effet, mais autant dire que cela se fait sur le long terme. Et encore, il faut dire qu’un marché comme la Suède a certaines limites comparé à ses voisins Européens.

      Donc, cela n’est pas seulement un facteur, mais force est de constater que le problème vient souvent d’un élément particulier face à la culture du travail en Suède. Or, je me souviens d’avoir lu qu’autant pour le patronat que les syndicats, on encourage fortement les entreprises déjà existantes qui réussissent alors que les entreprises qui sont plus risquées ne sont vraiment pas soutenues. Cela fait donc que la création de nouvelles PME est un phénomène peu rependu dans la culture de la gestion en Suède. En d’autres termes, c’est une sphère qui est très corporatisée, comme dans d’autres juridictions occidentales.

      L’exemple de la «clique» du Québec Inc. me vient en tête.

      Mais encore, il ne vaut pas généraliser car il y a des exceptions.

  1. Sérieusement, faire le lien entre cette situation et le manque d’incitant à l’esprit d’entreprise en Suède, franchement c’est limite…
    IKEA n’est plus une PME et n’est plus basé en Suède depuis bien longtemps, le boss est en Suisse où il payent régulièrement ses impôts selon les règles en vigueur (qui sont ce qu’elles sont…), mais en plus IKEA et Inter IKEA sont propriétés de fondations qui, par nature, ne distribuent pas de dividendes.
    Alors évidement la taxations de ces fondations sont restreintes mais leur résultats est quand même constitué des résultats de leurs filiales (les magasins) qui elles ont bien été taxé à la source dans leur pays.
    Bref ce reportage n’avait d’autre but que de vendre de l’espace pub et de laisser trois journaliste se prendrent pour Mikael Blomkvist..

    1. Bien qu’il date de 1991, ce texte démontre un bon cursus de la situation en Suède: http://www.cato.org/pubs/pas/pa-160.html

      Je vous réfère particulièrement à ceci:

      Although nominally nonsocialist, the postwar era had given the SAP such a strong monopoly on the formulation of political policies that the nonsocialists also based their policies on a social democratic framework. Furthermore, they suffered from a Swedish « Herbert Hoover syndrome. » The Social Democrats had long argued that they alone could safeguard full employment, prosperity, and the welfare state. A victory for the nonsocialists, they maintained, would bring a return of mass unemployment and uninhibited « raw capitalism. » Once in power, the Liberal and Center parties were particularly sensitive to the issue of unemployment. They used subsidies to industry, such as the shipyards, and public-sector projects to avoid an increase in the unemployment rate.

      Oui, des réformes très importantes ont été faites depuis cette période, mais il est clair que la situation des années 70-80 (avec des politiques interventionnistes) a eu des effets encore aujourd’hui. Est-ce que cela a des impacts sur la culture de l’entreprenariat en Suède? Fort probablement et lorsque tu es de l’instabilité au niveau monétaire cela se complique énormément. Or, dans ce cas, le climat propre à l’entreprenariat n’existe pas.

      Labor mobility and reliance on market forces were replaced by job preservation, bailouts for losers, and nationalization.

      Étrangement, ça fait penser à la situation actuelle dans plusieurs pays…n’est-ce pas!

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