Le faux bonheur ou comment prendre les gens pour des idiots

Franchement, je dois dire qu’à la lecture de cette critique, je dois dire que cela entre dans cursus habituel auquel les détracteurs du libertarianisme utilisent.  Et aussi, l’auteur aurait dû ajouter que les libertariens sont tous affiliés avec les méchants «riches» et les vilaines «compagnies».  Selon moi, si l’auteur aurait voulu être moindrement cohérent, il aurait pu aussi exiger que le domaine de l’alimentation et des épiceries soient aussi dans les mains de l’état, car manger est aussi quelque chose d’essentiel à la vie et les gens doivent être probablement trop cons selon l’auteur pour prendre leurs propres décisions et que leurs décisions doivent être prises par des sur-hommes bien-pensants qui travaillent curieusement tous pour l’état et le supposé bien-commun.

Le problème est le suivant, est-ce que les détracteurs de cette théorie ne réalisent pas les implications de leur discours pro-status-quo?  Et encore, je suis 100% pro-égalité pourvu que celle-ci soit de façon légale et non avec des barèmes qui servent plus souvent qu’autrement à amener davantage de cynisme politique. Je ne crois aucunement au concept du politicien bon et vertueux et je dois dire qu’à chaque élection, je vote pour le candidat le moins pire.

Or, c’est ironique, mais j’ai l’impression que certaines personnes sont prêtes à vivre dans le purin quitte à cela soit étatisé. Je suis désolé, mais pour moi et pour de nombreuses autres personnes, avoir quelque chose qui offre un rendement coût/bénéfice pitoyable est absolument non acceptable peu importe qu’il soit étatisé ou non-étatisé.

Trois exemples à ce sujet:

-Des sommes faramineuses sont investies dans le système de santé. Or, comment expliquer que le système Canadien coûte très cher et offre des résultats très discutables considérant que celui-ci très fermé et en quasi-monopole avec une masse bureaucratique qui est époustouflante.

Et encore, comment expliquer que la plupart des pays industrialisés ouvrent la porte à des soins privés dont la France et les Pays Scandinaves? Étrange ensuite que même un politicien socialiste au Danemark dit du bien des hôpitaux privés.

-Pour le système d’éducation, comment expliquer que celui-ci forme autant de décrocheurs?  N’est-ce pas un signe de la sur-bureaucratisation du système, du fait qu’il reste en fin de compte peu de moyens pour assurer autant une compétition que du fait que le système est mangé par une bureaucratie excessive.

Même que dans ces deux exemples, peut-on voir une tangente commune qui est celle de la corporatisation de ces deux milieux (tant par les syndicats ou les organismes corporatistes)?

-Aussi, dans le cadre fiscal, est-il normal que 60% de la population paye pour l’autre 40% de la population en matière d’impôts sur le revenu? Est-il aussi normal qu’un nombre relatif de gens passent six mois de leur année à travailler pour uniquement payer un impôt sur le revenu. Même que là, comment expliquer aussi qu’une personne qui veut que les moins nantis soient pris en charge soient autant pour le fait que les programmes étatiques soient de type mur-à-mur? Donc, il est évident qu’à force de trop vouloir presser le fruit, il finit simplement par s’éclater.

En somme, peut-être que l’auteur ne réalise pas une chose, que son monde utopique socialiste amène des conséquences inattendues. N’est-ce pas la déresponsabilisation de l’individu un problème majeur qui est venu de pair avec la massue de l’état providence?

Sur ce, c’est bien beau de vouloir toujours trouver des solutions miracles pour régler tous les problèmes du monde et il existe nombre de personnes qui sont payées à jouer à longueur de journée avec l’argent des autres tout en cherchant et en trouvant des problèmes plus ou moins véridiques, mais j’ai l’impression qu’à force de se laisser berner par les promesses des politiciens, les gens ne réalisent pas que le problème majeur va être du fait que ces mêmes promesses ont été faites sur le dos de nos générations futures.

Mais encore, à ce moment, la réponse de la classe politique va être comme d’habitude: on l’a fait pour votre bien.

Certains politiciens disent que l’important est d’être heureux. Or, pour moi, le bonheur signifie vivre selon ses moyens.

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