Spin politique

Cela m’a fait bien rire de lire cet article. Pourquoi? Parce que visiblement l’auteure n’a pas su donner une vision d’ensemble de la situation pour plusieurs raisons.

1)Soyons réalistes, étant dans un système politique basé sur des circonscriptions géographiques, n’importe quel parti politique se targue de mettre ses ressources dans certains comtés de façon stratégique. Or, disons une chose, au Québec, la tactique du PCC a été de mettre ses efforts dans certaines circonscriptions comme celles de la région de Québec,  de l’ouest de Montréal, du Saguenay, de l’Abitibi et de la Vallée-du-Saint-Laurent allant de Saint-Hyacinthe à Matane.

Le PLC a aussi visiblement des difficultés d’avoir une base solide dans la majorité des circonscriptions au Québec et même le Bloc a en quelque sorte lancé la serviette dans un certain nombre de comtés au Québec. En fait, syndrome d’une certaine aliénation, il est évident que peu de candidats dits vedettes veulent se présenter dans la sphère politique. Dans nombre de cas, comme un certain cas du PLC au Lac-St-Jean, le candidat a eu zéro soutien avec aucune pancarte. Ironiquement, cela est le cas aussi pour certains candidats gagnants du NPD qui ont en quelque sorte fait zéro campagne dans leur circonscription quitte à même aller en voyage pendant les premières semaines de l’élection.

Personnellement, soyons réalistes, dans ma circonscription (Ottawa-Orléans), la candidate du NPD a été totalement invisible. En termes de pancartes, même le candidat du Parti Vert était mieux organisé.

2)Malheureusement, dans notre système politique actuel, il est clair que l’importance est davantage mise sur le leader que sur un candidat ou même sur la plate-forme du parti. Or, pour diverses raisons, la vague orange au Québec n’a pas été une vague basée sur l’idéologie politique, l’organisation du parti en question sur le terrain ou sur les candidats présentés mais bien sur un vote anti-pouvoir en place. En 2008, cette même vague aurait pu très bien aller du côté du PCC selon les sondages en début de campagne.

C’est donc un peu l’effet NPD lors de l’élection de 1990 en Ontario, où que l’argent et les candidats en place ne sont pas le facteur principal du gagnant d’une élection donnée.

3)Une vague est une vague. Or, il est évident d’une chose, tous les partis politiques au Québec ont été emportés par la vague orange qui venait davantage d’un vote contre les politiciens et les leaders qui étaient actuellement en poste. N’oublions pas que d’un sens, il arrive dans nombre de cas qu’une telle vague ne soit pas très durable en son sens. Une chose cependant, le système de partis en place depuis 1993 au niveau fédéral risque de connaitre certains changements.

En somme, je donne cependant le bénéfice du doute, trouver 308 candidats pour une élection donnée peut-être parfois difficile, sauf qu’autant dire qu’en Grande-Bretagne, les trois principaux partis doivent en trouver environ deux fois plus dans des circonscriptions en plus qui sont généralement moins peuplées qu’au Canada. C’est donc aux électeurs d’une circonscription donnée de faire la part des choses et de s’informer sur le candidat d’un parti donné.

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