Le cas DePape: analyse d’un insider

En premier lieu, par rapport au cas DePape, je dois dire que j’ai suivi le même programme qu’elle dans la même université et dans la même cohorte. Elle est allée vers le socialisme, et je suis allé dans l’autre direction, le libertarianisme.

Or, le problème ne vient pas avec ses idées politiques (ses idées politiques ne sont pas trop surprenantes étant prévisibles), mais bien du fait qu’il s’agit d’un manque  de professionnalisme et qu’elle a utilisé son statut privilégié au parlement pour faire son show durant l’événement le moins partisan du calendrier parlementaire . Or, cela n’est même pas une question de protestation non-violente, mais bien du fait qu’elle n’est pas respecté les conditions de son emploi. 99% du temps, avec un geste comme cela, tu te fais congédier peu importe ton emploi et si tu es travailleur autonome, les clients vont avoir peu de confience envers toi.

Si une personne veut faire du militantisme politique qu’elle s’implique dans un parti politique, une think-tank ou un lobby de son choix. Or, si elle n’aime pas le gouvernement actuel à ce point, elle aurait pu aussi avoir un emploi à l’extérieur du parlement quitte à dire que l’emploi de page n’est pas l’emploi le plus intéressant si une personne s’intéresse à la politique publique.

Malheureusement, son action va faire que véritablement l’emploi de page va être vu avec une certaine méfiance auprès des acteurs politiques sur la colline peu importe le parti au pouvoir.

Et encore, je le répète, de vouloir jouer les mauvais perdants un mois après une élection générale démontre le côté un peu contradictoire de certaines personnes. Or, être démocrate, c’est aussi accepter que l’on peut perdre ou gagner nos élections. En fait, dans le même cadre, lors de l’élection de 1997 ou de 2000, a-t-on eu quelqu’un qui a mentionné que la majorité de Jean Chrétien était anti-démocratique?

Est-ce que Jean Charest a voulu annuler les résultats de l’élection provinciale au Québec en 1998, car son parti avait eu plus de votes que le PQ?

Peu importe le résultat, la quasi-totalité des figures politiques dans une démocratie électorale savent accepter les résultats. C’est cela le signe d’une démocratie électorale qui a atteint une certaine maturité. Et encore, je crois que la démocratie parlementaire a des limites, sauf qu’il est évident qu’il ne faut absolument pas tirer le buffle par les cornes.

Je m’implique moi-même dans le débat de ma façon, sauf que de jouer le Ché Guevera en voulant changer le monde et ensuite de le planifier à sa façon est infiniment moins durable que de faire un débat d’idées.  Au moins, je donne une chose aux politiciens actuels, ce sont des gens très très patients malgré leurs défauts.

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