5 idées pour le Parti libéral du Canada

Je dois dire qu’en premier lieu, je suis libéral classique et je crois que des milliers de libéraux classiques/libertariens au Canada seraient prêts à s’impliquer au PLC si le parti change quelques éléments de son cursus.

1)Que le PLC arrête de se considérer comme un clone «orange pâle» du NPD, cela signifie entre autres que le PLC devra arrêter de croire que le gouvernement fédéral sert à faire de l’ingénérie sociale et du planning social. Cela signifie aussi que malgré que l’historique du parti est importante, faut arrêter de regarder sur le passé et aller vers l’avenir.

2)Que le PLC arrête de croire qu’il faut avoir un état fédéral qui intervient dans les champs de compétence des provinces. Un fédéralisme intelligent (avec une décentralisation complète des pouvoirs en santé ou avec les ressources naturelles, par exemple) donnerait une vision beaucoup plus libérale dans le cadre que les provinces canadiennes pourraient gérer leurs propres affaires eux-mêmes. Cela inclut aussi un pouvoir fiscal accru mais qui fait que les gouvernements provinciaux vont devoir apprendre à vivre selon leurs moyens.

3)Que le PLC devienne le parti sur la scène fédérale qui protège les libertés individuelles. Cela signifie entre autres que le parti va devoir arrêter de croire au concept de l’état-nounou qui va à l’encontre des choix individuels. Cela signifie aussi que le parti devra aussi donner le choix aux provinces si ceux-ci veulent libéraliser les drogues et la prostitution si ceux-ci le désirent. Une approche pan-fédérale (du genre « one size fits all ») ne fonctionne pas dans ce cadre surtout pour un état aussi étendu que le Canada.

Mais par contre, avec des libertés individuelles primordiales viennent aussi des responsabilités. Il faut que l’initiative individuelle soit au coeur de la vie de tous les individus habitant au Canada. Cela va autant aux Autochtones qui se doivent d’avoir des réels droits de propriété sur leur territoire que du fait que le sous-sol au Canada se doit d’appartenir non pas à l’état mais à la personne qui appartient le territoire en question.

4)Que le PLC propose aussi une réforme pour rendre l’appareil fiscal plus simple à appliquer et plus durable pour l’avenir. Cela signifie entre autres que les déductions et les crédits d’impôts devront être éliminés dans la quasi-totalité des cas tout en rendant l’assiette fiscale la plus simple possible à appliquer quitte à avoir un taux marginal d’impôts moins élevé pour ainsi éliminer la quasi-totalité des déductions.

5)Que le PLC offre aussi un cadre budgétaire durable pour les générations futures. Mis à part la fin des dédoublements de ministères, il faut sérieusement donner un cadre budgétaire (tant pour le déficit d’opération que pour la dette) qui est durable et juste pour les générations futures quitte à faire certains sacrifices.

Aussi, il faut que certains membres du PLC arrêtent de considérer le libre-échange comme un ennemi et considérant du fait qu’il est beaucoup plus durable de limiter au maximum toute forme de protectionnisme, que ça soit avec des tarifs, taxes ou autres barrières car une politique protectionniste basée sur la coercition cause beaucoup plus de mal que de bien pour le canadien moyen.

Si le PLC démontre un réel effort à appliquer ces principes, je crois que le PLC peut vraiment se considérer comme un « parti libéral ». Un parti qui va aller chercher ceux qui croient aux opportunités, ceux qui croient aux libertés individuelles et à la responsabilité personnelle, tout en ayant un état fédéral qui prône un fédéralisme intelligent et non pas un centralisme hautain. Aussi, pour aller chercher les néo-Canadiens faut aussi parler d’une réelle politique d’opportunité et non pas d’un multiculturalisme d’état bidon qui est une politique utopique et complètement déconnectée de la réalité.

De ce que je vois, le multiculturalisme d’état est tellement utopisé que nombre de nouveaux Canadiens trouvent eux-mêmes cette politique étrange. Ce qu’ils veulent c’est un gouvernement qui comprend les opportunités des néo-Canadiens qui travaillent et qui font beaucoup de sacrifices pour réussir, tout en respectant le fait que beaucoup d’être eux sont très heureux de vivre dans une société où ils sont capables de faire leur propre vie avec leurs propres choix sans se faire harceler par un état dirigiste.

L’important est donc qu’une personne qui travaille fort et qui se donne les moyens pour réussir soit capable d’atteindre une prospérité et cela sans avoir l’état qui crache sur sa prospérité comme si celle-ci est un simple citron à presser. Évidemment, dans ma définition, être prospère ne signifie pas nécessairement être fortuné, mais bien avoir une prospérité pour avoir une vie confortable.

Donc, en somme, c’est un retour aux idées de Laurier. Faut que le PLC se détache de la social-démocratie fossilisée et de son côté centralisateur, pour aller vers un réel libéralisme avec des convictions.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s