L’idéologie à géométrie variable

Notez en premier lieu que je ne suis pas pour certaines politiques du gouvernement du PCC. Je ne suis pas le type le plus partisan qui soit, car je crois aux idées plus qu’aux couleurs politiques.

Mais lorsque je vois des articles comme cela, je me dis que parfois, l’obscurantisme vient parfois de ceux qui traitent l’autre de ce terme.

Pour moi l’obscurantisme de certains journalistes vient plutôt du courant bien-pensant qui a lieu depuis quelques décennies. Ce courant croit que les « experts » sont bien placés pour faire toutes les décisions possibles  afin de planifier je sais pas trop quoi. Ça fait penser au courant « rationaliste » dans les années 60 qui croyait que les quartiers populaires se devaient d’être remplacés par des cités d’habitation car cela était évidemment plus rationnel.

Remarquez que même si une administration politique est très corrompue, il va toujours y avoir des gens comme l’auteur de cette article qui vont croire aux bienfaits d’une état qui met son nez partout. Vous notez le double discours, j’aime l’état technocratique qui croit connaitre tout pour planifier, mais j’aime pas l’état qui intervient partout militairement.

Que le gouvernement du PCC empêtre sur nos libertés individuelles est quelque chose de très dangereux, mais j’estime que aplatventrisme  de beaucoup de journalistes (particulièrement) Québécois envers certaines « idéologies » politiques est tout aussi toxique. Le PCC n’a jamais eu bonne figure chez les médias Québécois, car justement, ceux-ci sont très capables d’utiliser la technique de l’homme de paille au lieu de laisser parler et d’expliquer les positions par les acteurs eux-mêmes pour que les gens puisse se faire leur propre opinion d’eux-mêmes. Or, soyons réalistes, beaucoup des politiques actuelles du gouvernement fédéral seraient semblables peu importe le parti au pouvoir. Souvent, les évènements, le realpolitik ou l’opinion publique sont l’aspect numéro un des politiques publiques. Donc, en somme, une politique n’est pas «idéologique» juste à cause qu’elle te plait pas.

La plupart des journalistes au Québec sont allés dans les 2-3 mêmes écoles et ont eu les mêmes dizaines de professeurs. Or, notez bien que la plupart des ses journalistes sont souvent des perroquets. En fait, un nombre d’entre eux  se considèrent comme «pacifistes», sauf que la guerre a tendance a mieux passer lorsqu’un président Démocrate aux États-Unis est au pouvoir.  Aussi, avez-vous remarqué que le précédent président Américain a été critiqué (avec raison) pour certains raisons, alors que l’actuel président Américain est adulé par ses fanboys, du moins particulièrement ceux hors des États-Unis qui n’ont pas à endurer ses politiques et ses manigances qui sont encore plus hypocrites que le précédent président Américain. Regardez juste l’organisation du parti démocrate de son fief et juste comment le remplaçant à son poste de sénateur a été choisi.

Notez aussi que beaucoup de journalistes ont aussi une étrange aversion envers le libre marché. On dirait que c’est inscrit dans le cerveau de beaucoup d’entre eux qu’une économie plus ou moins planifiée peut amener. Aussi, beaucoup de ces journalistes aiment des causes mais toute cela avec une inconsistance chronique. Par exemple, comme d’habitude pour se donner bonne conscience, l’environnement est devenu le nouveau dada de ces bien-pensants en quête de leur désir de planification. Notez que beaucoup sont allés vers ce type d’environnementalisme justement lorsque le Mur est tombé.

En fait, je suis le premier à dire que c’est excellent être pour l’environnement, mais a-t-on déjà pensé que la planification centrale, le manque de droits de propriété et la déresponsabilisation massive causent beaucoup plus de problèmes que n’importe quelle politique environnementale qui se base sur un jeu de miroirs.

Parlant du jeu de miroirs dans le domaine environnemental, l’establishment journalistique a cru être au sommet de son degré de «bien-pensence» suprême lorsqu’elle croyait que l’Accord de Kyoto était le nec le plus ultra. Même que beaucoup qui se considèrent comme « souverainistes » ont dit beaucoup de bien de cet accord qui était rien d’autre à la fin qu’une arnaque. Mais bon, en disant ce mot, je viens probablement de me faire lapider par la classe journalistique qui croit aux solutions mégalomaniaques. Même chose pour les armes à feu auquel beaucoup de journalistes croient carrément qu’il est criminel pour un honnête citoyen d’avoir une arme à feu et cela se doit d’être contrôlé avec n’importe quel programme bidon pour se donner bonne conscience.

D’accord, pourquoi ne pas bannir les couteaux à steaks ou bien les bâtons de baseball? À quand un registre des couteaux à steaks pour savoir si quelqu’un ne va pas utiliser un couteau à steak chez lui pour tuer ou blesser quelqu’un?

L’autre exemple davantage Européen cette fois-ci est la relation des journalistes avec l’Union Européenne. Je suis farouchement pour l’Europe en tant que concept, mais je suis farouchement contre ce que l’Union Européenne est devenue avec les années, en étant un super-état beaucoup trop interventionniste et qui croit que le libre commerce se résume à des traités de milliers de pages. Or, à part pour les néo-communistes qui croient le mythe que l’UÉ est un «complot libéral», d’avoir des réserves contre l’Union Européenne, signifie pour beaucoup de ces médias qu’on est un petit nationaliste ou bien un raciste. Je suis ni un, ni l’autre en fait.

Justement, je me méfie de l’état planificateur, autant avec des politiques du gouvernement en place qu’avec les bien-pensants qui pensent que tout se doit d’être planifié à partir d’une tour à bureau.

Puis le comble du comble chez de l’obscurantisme chez la classe journalistique «mainstream» est venue le jour où les  journalistes Québécois ont voulu étatiser leur status. Bien oui, bande de ploucs, utilisez ceux (comme moi) qui utilisent l’internet et les médias sociaux pour faire passer un messages en utilisant une forme de protectionnisme. Après cela en échange du cadeau, l’état sera bien en mesure de vous dire quoi écrire. Cela est sans compter que mis-à-part que TVA n’est guère mieux, la SRC est en conflit d’intérêt direct car elle a un parti pris car elle n’est pas autonome financièrement. Dans certains cas, cela peut dire qu’elle ne va pas trop déplaire au gouvernement en faisant de l’auto-censure, alors que dans d’autres cas, elle va prendre le parti pris le plus étatique possible afin de justifier son financement étatique.

Je l’admets un bon nombre de journalistes et d’éditorialistes ont des idées qui vont « hors de la boîte » mais pour la plupart d’entre eux, on peut deviner quelle sera leur réaction cent kilomètres à la ronde.

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