Labeaume contre Labeaume

Si vous aimez le maire de Québec, je ne crois que ce texte est pour vous. En fait, je ne veux pas que vos oreilles saignent et je veux vous éviter un voyage à l’urgence avec 15 heures d’attente. Si oui, attachez votre tuque, car ça va brasser.

Je l’admets, qu’au début (vers 2007) je trouvais honnêtement que Régis Labeaume était un politicien qui disait les choses comme qu’elles étaient. C’est rare en politique municipale, où la plupart des maires sont soit des Ned Flanders comme le maire de Montréal ou d’Ottawa, ou bien des mégalomanes qui croient appartenir leur ville comme c’était leur cabanon. Puis oui, après le décès de la Mairesse Boucher, Labeaume semblait le « moins pire ». Marc Bellemare n’était pas en voie de gagner le scrutin, puis Ann Bourget, faisant trop basse-ville pour beaucoup d’électeurs Québécois.

Mais peu à peu, j’ai réalisé que le maire de Québec était un personnage, un acteur qui joue tellement bien son rôle qu’il pourrait gagner un Oscar dans la catégorie. Autant que L’Ailler semblait comme un bien-pensant mégalomane à ces heures qui croyait que Sillery était la fin de SA ville, Labeaume a été capable de transformer la politique municipale à Québec en son terrain de jeu en était assez brillant pour la transformer en son état à parti quasi-unique, basé sur une idéologie, qui est le clientélisme.

Notez bien que je suis autant critique des politiciens municipaux à Montréal, qui sont soit des clientèles ou soit des gens qui pensent que leur arrondissement est leur « commune » où ils sont le gourou en chef.

Notez que Régis Labeaume est plus teflon que telflon et sait très bien comment jouer la carte médiatique. Pour un maire qui n’a pas la « clique médiatique » de son bord, je crois que le scandale de Clothaire Rapaille ou du terrain du colisée contaminé serait bien assez pour souveler un tollé auprès auprès de la population. Notez que les médias Québécois (comme dans bien d’autres endroits) aiment cela faire du groupthink et mettre une échelle sur un scandale, qui n’est pas du tout basée sur l’intensité de quelconque manière, mais bien si le fautif passe bien dans la clique.

Même que personne ne sait encore quelle est la position de Régis Labeaume sur le tramway, qui sert de hochet depuis 25 ans aux politiciens municipaux à la ville de Québec pour faire de la manipulation auprès des contribuables.

Mais bon, au dire de plusieurs, Régis Labeaume dit ce qu’il pense, donc cela peut signifier qu’il peut dire n’importe quoi en changeant d’idée comme il change de cravate. Aussi, ce qui fascinant (et peu marrant pour les contribuables), c’est qu’à chaque fois que Régis voyage, il veut toujours avoir ce qui se fait ailleurs comme un enfant de quatre ans ou bien le stéréotype de la blonde peu allumée qui entre dans une bijouterie qui a marié son sugar daddy qui est plein comme du boudin.

Régis, avant de parler de ton anneau de glace, commence donc à mettre à offrir un bon rapport qualité/prix aux contribuables qui payent de leur poche ton salaire et tes nananes.  Même là, s’il le désire vraiment son anneau de glace (ou plupart avoir le crédit pour avoir cette bébelle en mettant le montant sur la carte de crédit), je suis certain qu’un passionné ou un groupe de gens peuvent faire un anneau de glace.

Ce qui aide aussi Labeaume c’est que celui-ci est capable de très amadouer certaines clientèles (d’accord disons toutes les clientèles qui passent de près ou de loin dans sa bourgade). Par exemple, prenons le maire de Montréal, alors que celui-ci est aussi interventionniste, dépensier (et corrompu) que la leader de l’opposition, beaucoup de péquistes sont très silencieux en laissant passer à Labeaume pas mal plus de choses que n’importe quel autre maire qui n’est pas du « bon bord ».

Même que pour le PQ, Labeaume faisait en effet partie de sa stratégie d’aller chercher Québec. Notez bien qu’en mai dernier, cette stratégie s’est retournée contre le Bloc malgré un support plus ou moins discret du maire de Québec. À ma grande satisfaction, l’histoire du « colisée communiste » de Québec a parmi à beaucoup de gens de comprendre que le PQ n’était pas vraiment divergeant du PLQ dans ces manières de faire. À part quelques députés indépendants, le seul qui a vraiment critiqué ce projet de colisée est Amir Khadir. Mais bon, le hic avec Khadir c’est que celui-ci aime bien les subventions lorsqu’elles vont à ses organismes ou aux gens qui donnent à la caisse de son parti.

Pas besoin de chercher de midi à quatorze heures pour comprendre que la ville de Québec a un certain faible pour les politiciens populistes peu importe la couleur.

En somme, beaucoup de papier et de temps a été gaspillé pour comprendre le fameux « Mystère Québec ». Peut-être qu’après tout ce mystère est simplement celui que les gens de Québec aiment les politiciens populistes qui disent ce les gens de la cité veulent entendre. Mais bon, lorsque le gouvernement du Québec va réduire la fonction publique lorsqu’elle va avoir une décote (et cela est très possible), Régis va probablement se faire jeter dehors aussi rapidement qu’il est entré en politique municipale pour ensuite retourner dans un emploi dans je-ne-sais-pas trop quelle société semi-étatisée.

Puis oui, je crois que gérer le cash des autres n’est pas la même chose qu’écrire un téléroman à la Victor-Lévy Beaulieu. Parfois, la politique c’est pas trop sexy et parfois dire «oui» à tout le monde est la chose la plus facile à faire autant pour bien paraître auprès des électeurs. Je remarque aussi que nombre de journalistes scribes de communiqués de presse aiment dans certains cas beaucoup les «yes men».

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