Le dîner de con Péquisto-Libéral

Je trouve la politique provinciale au Québec carrément moribonde, pour la seule raison que les deux principaux partis font une enchère sur lequel va être invité en premier à un dîner de cons. Or, j’admets que c’est même plus drôle et remarquez que mêmes les humoristes ont pas grand chose à dire depuis quelques mois sur le marasme politique.

Mais bon, au-délà du fait que le PQ déchire sa chemise sur le Plan Nord du PLQ, sur des choses que lui-même a fait lorsqu’il était au pouvoir, le Plan Nord du PLQ est rien d’autre qu’un hochet qui sert à cacher la situation économique très inquiétante au Québec.

Je suis pour le développement économique et le fait que les ressources naturelles peuvent amener la richesse et la prospérité, mais honnêtement, ce même ressemble honnêtement à la politique «Think Big» de Robert Muldoon en Nouvelle-Zélande dans les années 70 et 80. Le PLQ croit que le développement économique se résume à des projets semi-planifiés et de surcroît en croyant à la pensée magique que le gouvernement peut faire un marché comme par magie en le planifiant de Québec et cela dans un secteur très instable et volatile.

Mais bon faut être naïf pour croire que le PQ est mieux. En fait, le PQ est peut-être pire car à l’opposé des emplois dans les ressources naturelles qui donnent des bons salaires, le PQ aimait cela dans les années 90 se péter les bretelles avec des subventions dans certains secteurs. Les résultats ont été merdiques pour utiliser un terme poli car c’était des subventions électoralistes. Dans les années 80, la Société nationale de l’amiante a été un flop total et dans les années 90 et au début des années 2000, autant la Cité de la Technologie, la Gaspésia, le Centre Métaforia et le Club Med World n’ont eu aucune durabilité. Mais bon, malgré que je me souviens très bien de ces épisodes, cela prouve que le PQ croit bien au fait que presque tout le monde qui va investir au Québec se doit de coucher avec le gouvernement en place.

Or, je doute aussi que les emplois dans le secteurs des jeux vidéos ont amené tant de bénéfices que cela, du moins avec les montants investis et considérant que l’appareil fiscal destiné aux nouvelles entreprises (tant au niveau de l’entreprise que de la fiscalité personnelle) est lourd et cela avec une bureaucratie monstrueuse. Cela fait donc que la création des «startups» est fortement compromise. Croyez-vous vraiment que le gouvernement trouve cela sexy qu’une entreprise ne donne pas un séance de photos avec un gros ruban à couper avec beaucoup de politicien qui font leur kid Kodak.

Le problème vient principalement du corporatisme ambiant au Québec et du fait que la population est conditionnée à croire que cela est normal. Or, qu’on le veille ou pas, la Caisse de dépôt du Québec est probablement l’instrument le plus liberticide et coercitif qui existe. En fait, sur des airs de «nationalisme» économique, en pratique, la Caisse sert uniquement à engraisser ceux proches du pouvoir peu importe le parti en place qui a une grosse manne de fonds qui appartient à tout le monde et à personne en même temps.

J’abhorre aussi les pseudo-entrepreneurs qui font partie du pseudo-Québec Inc. Or, le Québec Inc. est rien d’autre qu’un terme qui vise à rendre politiquement correct le capitalisme de copinage qui n’a ABSOLUMENT RIEN à voir avec l’entreprenariat qui crée de la richesse et des emplois. Le capitalisme de copinage, c’est uniquement prendre les fonds de ceux qui savent être productifs et gérer selon leurs moyens pour les redonner à ceux qui sont bien connectés avec le parti au pouvoir.

Cela fait donc qu’il est malheureux qu’au lieu d’encourager les gens à partir des nouvelles entreprises, cela encourage les entreprises qui sont déjà bien connectés dans le cercle des subventions. C’est malheureusement cela la réalité, malgré que le Québec a de bons entrepreneurs sauf que beaucoup sont portés à aller vers d’autres cieux.

Évidemment que tout mon respect va aux entrepreneurs qui veulent avoir le moins de relations que possible avec l’état, et cela en considérant que des impôts limités aux entreprises sont une bien meilleure solution que des subventions directes ou des crédits d’impôts qui sont cependant bien appréciées des politiciens qui veulent avoir des enveloppes brunes en guise de retour d’ascenseur.

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