Le problème des frais de scolarité

Notez bien que le problème avec la question de frais de scolarité au Québec ne vient pas d’une question de politiques publiques ou fiscales, mais bien que cela est rendu comme un combat d’ados qui pensent tout avoir gratuitement. Même là, croyez vous qu’une université à 100% gratuite basée sur le mérite aurait véritablement autant de choix que dans le stade actuel? Non, l’université serait dans ce cas réservée à une élite allant dans certains domaines qui rapportent comme contribuable.

Aucun système d’éducation n’est « gratuit », car celui-ci est payé soit avec les taxes, les impôts ou des frais directs.

L’autre dilemme vient que certains de ses étudiants ne sont simplement pas réalistes. Or, les solutions apportés sont souvent béantes du genre augmentons les impôts à tel ou tel groupe. Comment croyez-vous que les « riches » (et je parle des gens faisant plus de 80-100 K par années) contribuent à l’assiette fiscale au Québec?

Le problème est le suivant, environ 40% des gens au Québec ne payent pas d’impôts sur le revenu. Vous voulez vous comparer au modèle Scandinave? D’accord, faites payer des impôts à tout le monde à partir des 30% et finir dans le 45%. Vous noterez le « paradoxe », on vous dit pas tout sur le modèle Scandinave. C’est l’un des systèmes d’imposition les moins progressistes au monde. Curieusement, les États-Unis sont l’un des systèmes fiscaux qui est le plus progressiste au monde. Puis oui, une TPS de 15%, est-ce que cela est solidaire? Dans certains pays Scandinaves ça va même plus haut que cela.

Certains parlent aussi du modèle français d’éducation. Ah oui les universités publiques sont gratuites (et tiers-mondiques), mais si tu veux avoir un bon job (comme disent les français), tu dois aller dans les Grandes Écoles. Évidemment que aller dans une Grande École n’est pas gratuit en coûtant plusieurs milliers de Euros.

Deuxième élément important, c’est beau vouloir toujours chialer envers les « autres », mais la vie réelle est loin d’être une faculté de sciences sociales. Or, lorsque tu sors un peu de la bulle, tu réalises que ton rapport qualité/prix en tant que contribuable est minable. Facile d’être étudiant et de vouloir tout avoir pour le moins cher possible maintenant, mais faudra payer plus tard.

Vous croyez que Jean Charest n’est pas un interventionniste? Il a réduit la taille de l’état et le nombre de fonctionnaires depuis 2003? Vous croyez qu’il est de « droite » économique car il vaut augmenter vos frais de scolarité. Bon Dieu, même le PQ est divisé sur la question en disant de façon ouverte que l’indexation des frais de scolarité par rapport à l’inflation aurait été une bonne solution dans le passé (mais pas trop fort, faut bien que le PQ recrute dans ses clubs-écoles qui sont les syndicats étudiants).

L’autre chose c’est toujours le truc que les « riches » devraient être taxés à mort du genre mettons 56 paliers d’impositions pour le 60% de la population qui paye des impôts sur le revenu. Or, pourquoi pas au lieu simplement enlever les 58 000 déductions au rapport d’impôt qui favorisent des clientèles électorales. Je crois que personne ne devrait payer plus que 40% de taux d’imposition, à condition évidemment que les déductions soient pratiquement réduites à zéro. Ajoutons aussi qu’entre avoir un impôt minimal aux entreprises et donner des subventions aux zamis du parti au pouvoir (et le QS et le NPD sont évidemment pour la seconde option car elle est plus rentable politiquement), je choisis la première option car ça évite le copinage et ça encourage toutes les entreprises peu importe leurs contacts au gouvernement au pouvoir.

C’est cela le problème est les solutions proposées, elles sont très bonnes pour avoir l’air comme le populiste de salon, mais c’est autre chose dans la réelle durabilité de ces politiques.

Soit dit, même si tous les « riches Québécois » (celui qui fait en haut de 100 K) sont taxés à 90% (avec les conséquences qui font avec cela), cela va avoir un effet minimal sur les dépenses publiques. Le problème n’est plus un de revenus mais bien de dépenses. Ajoutons qu’avec le vieillissement de la population, cela encore de faire plus mal car les dépenses en santé et en services sociaux augmentent et en même temps, le nombre de contribuables sur le marché du travail diminue.

Mais non, au lieu de faire un débat sur l’équilibre des générations et la pérennité des programmes publics, la clique des syndicats étudiants est plus intéressée à vouloir payer le moins possible tout en retirant le maximum AUJOURD’HUI. Je suis certain cependant que nombre d’étudiants sont assez brillants pour comprendre que le problème est très profond.

Imaginez un bébé né le 6 mars 2012. Quel avenir va-t-il avoir?

2 réflexions sur “Le problème des frais de scolarité

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