Sur la prostitution

Ayant eu quelques correspondences avec Mme Lise Ravary (qui est une bouffée d’air frais au Journal de Montréal comme avec d’autres blogueurs qui y sont ajoutés au cours des derniers mois), je dois dire que son texte a une tengeante intéressante par rapport à cette question très complexe qu’est la prostitution.

Par ailleurs, je dois mentionner qu’il y existe aucune solution facile face à cette question.

Je suis personnellement pour la prostitution que du fait que celle-ci peut être considérée comme un service si celle-ci se fait entre deux adultes consentants quitte à ce que la personne qui utilise ce service subisse les conséquences de réputation face à son entourage. CEPENDANT, je sais très bien que beaucoup sont dans un degré de servitude en faisant cet emploi ou bien le fait que cet emploi permet de faire beaucoup d’argent en peu de temps. Cette servitude peut venir autant d’un autre problème de dépendance que d’une relation de force avec une autre personne.

Par contre, j’ai énormément de doutes du fait que comme pour la guerre de la drogue (et celle-ci est probablement la guerre la plus meurtrière sur cette planète en ce début du 21ème siècle), la guerre de la prostitution est un gros problème en demandant des ressources considérables et en étant toujours un trou sous fin en matière de répression. On sait toujours où le budget commence, mais jamais où il se termine.

Quelle solution pourrait être prise à mon avis?

Peut-être commencer à aller avec une approche pro-active envers celles qui travaillent dans ce domaine en essayant de réduire les risques reliés à ce domaine.

Oui, le concept de la «réduction du risque» (harm reduction) a des limites, mais je crois que c’est un bon départ pour cette question très complexe.

Cela pourrait être un début et considérant que je trouve que les approches coercitives dans ce domaine ne fonctionnent pas.

Puis oui, on peut être moralement pour ou contre le concept de la prostitution en tant que transaction en considérant évidemment les implications des personnes qui se font mettre en servitude avec cet emploi et ce qu’il représente. C’est pour cela que je ne suis pas un consommateur de ce «service» tout en croyant que pénaliser les clients de ce service est un pas vers en arrière. Faire des lois visant à pénaliser les clients de ce service est pour moi le meilleur moyen pour donner un chèque en blanc aux forces de l’ordre. Et autant dire que je vois peu de «fair play» dans l’utilisation d’agents cachés dans ce domaine.

Mais autant dire que comme ceux qui consomment des drogues, y aller d’une approche répressive n’est aucunement une bonne solution autant pour les individus faisant cet emploi, les forces de l’ordre et la communauté en général. C’est comme en quelque sorte essayer de crever une coquille d’oeuf avec un couteau.

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