La joute politique

Beaucoup de Québécois se posent des questions sur leur avenir politique.

À la différence des dernières décennies, cela n’est pas vraiment à cause de la question constitutionnelle mais bien d’une question de priorités.

En 2003, le PLQ a été élu avec la promesse de faire des réformes, et cela considérant que 60% des Québécois ont voté pour le PLQ et l’ADQ qui proposaient des réformes.

Pour diverses raisons peu après son arrivée au pouvoir, le PLQ a conclut que les réformes étaient impossibles à faire et ils se sont convenus à essayer de grossir leur machine d’intêrets partisans tout en trouvant tous les moyens possibles pour s’accrocher au pouvoir le plus longtemps possible.
Après une décennie complète après l’élection de 2003, on parle beaucoup d’un système politique post-moderne au Québec et dont je considère que les Québécois ont évolués plus vite en la matière que leur classe politique.

À vrai dire, on aurait pu avoir un Péquiste ou Libéral comme PM, rien n’aurait changé si c’est la couleur des envelopes.

Il est très difficile de décrire un tel changement, sauf que des éléments viennent en ligne de compte:

1)Il y existe une division de plus en plus grosse entre les «jovialistes» et ceux qui ont l’impression que le navire coule.

Par ailleurs, il est clair qu’un certain nombre de Québécois sont preneurs de la théorie de la pensée magique en croyant que la durabilité du «modèle» Québécois est perméable.

Même que pour certains, une certaine radicalisation s’est faite du point que le but chez certains n’est plus de créer de la richesse, mais bien de s’en prendre à ce que ces gens considèrent des sources de prospérité (et autant dire que même en nombre absolus, il y existe bien peu de riches au Québec).
2)Un gros problème au Québec (comme dans d’autres juridictions en Occident) est aussi venu que le secteur public et para-public emploie environ la moitié de ceux qui travaillent tout en étant le seul secteur d’activité qui soit toujours en augmentation.

Le problème est le suivant, le secteur public se fait vivre par ceux qui sont entrepreneurs ou employés du secteur non-publique car le but du secteur public est justement de  »partager » les fonds venant du secteur non-public. Or, lorsque qu’il arrive que le secteur public devient trop gros, cela risque de devenir une bombe à retardement.

Certaines juridictions utilisent aussi l’endettement comme solution facile pour pousser le problème aux générations futures.

Le hic, c’est que ceux qui pensent que la dette des juridictions occidentales est composée d’éléments abstraits oublient que le contribuable moyen est souvent créancier car il y a dans nombre de cas, un porte-feuille d’actifs va avoir des bonds du trésor.
3)L’aspect de la corruption est évidemment un aspect qui dépasse les bornes.

Mais de l’autre côté, il ne faut pas croire au spin que celui-ci est l’affaire d’un seul parti politique.

C’est pour cela que l’instrumentalisation que certains font de cette question est bonne, sauf qu’elle est parfois très contradictoire en son sens.

Cette rhétorique est du genre le gouvernement du PLQ est corrumpu (avec raison) mais nous voulons d’autre part un gouvernement qui met encore *plus* son nez partout.

On peut revenir au concept de pensée magique. En effet, beaucoup des politiques publiques faites par le gouvernement du Québec étaient propices à un merchandage partisan et beaucoup ont bu le kool-aid.

En d’autres termes, faut toujours se méfier des politiques «universelles» (comme les garderies au même prix pour tout le monde) au lieu de programmes très ciblés.

Et je dois dire que je doute beaucoup que la nationalisation par en arrière des garderies ait amené un meilleur rapport qualité/prix pour le parent contribuable.

Combien croyez-vous est le coût RÉEL d’une garderie à «7$» par jour pour le contribuable?
4)Le quatrième aspect est celui des centrales syndicales du secteur public.

À part d’acteurs venant de l’extérieur, je ne crois pas qu’aucun gouvernement au Québec peut faire des réformes à cause du fait que les centrales syndicales sont un état dans l’état.

Les syndicats ont évidemment leur place dans une société libre comme regroupement de travailleurs, je suis à 100% pour le droit d’association, mais autant dire que les manigences que les syndicats du secteur public jouent ressemblent à du rackattage pur et simple. Un rackattage qui est légalisé.

De demander des hausses de salaire sur des emplois payés par les contribuables pendant une récession, alors que le travailleur du secteur non-étatique doit faire des sacrifices immenses ressemble pour moi à de la mafia légale.

Est-ce que cela acceptable qu’une compagnie spécifique (disons celle des laveurs de vitres) aurait un monopole légal sur cette activité tout en faisant pression au gouvernement pour avoir une augmentation de salaire tout en faisant que toute compétition est impossible selon la loi?
Donc, en somme, quel bilan peut-on faire quant à l’héritage des 50 dernières années.

C’était peut-être beau pour vendre du rêve et gagner des votes jusqu’à la prochaine élection dans 4 ou 5 ans, mais il va y avoir plusieurs décennies de sacrifices pour payer les excès des «vendeurs de rêves».

Et le plus triste, c’est que l’état interventionniste (et plus de 50% du PIB est brassé par l’état) est une drogue qui cause au cours des décennies une barrière à la responsabilisation et à l’organisation volontaire.

Cette responsabilition et organisation peut autant servir à se partir en affaires pour assurer une certaine prospérité que pour aider quelqu’un dans notre communauté qui a vraiment besoin d’aide.

Au lieu de cela, beaucoup d’endroits en Occident vivent sur la culture du «no-fault» en mettant la faute à tous et chacun tout en sachant très bien que plus que la pyramide est grosse, plus qu’il est facile de mettre le blâme sur quelqu’un d’autre.
Est-ce une utopie de vouloir plus de responsabilition, plus de rigueur et surtout des gens qui sont capables d’avoir une vision durable tout en évitant le paternalisme d’ordre politique?

Je ne sais plus trop…

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