La réforme de la déséducation

Personne ne sait qui a eu lieu l’idée de cette réforme de l’éducation qui a duré une décennie et qui a grandement favorisé un sentiment de méfiance des parents et des citoyens envers le MÉQ.

Je me souviens bien qu’à la fin des années 90, la magazine L’Actualité avait fait une analyse critique de cette réforme en disant entre autres qu’elle ne fonctionnait pas dans d’autres systèmes d’éducation en Occident. Avec un lobby très fort, le MÉQ fait des réformes 15 ans après tout le monde, et tout en sachant très bien qu’est-ce que celle-ci a donné dans d’autres systèmes d’éducations.

Mais bon, après les 36 états généraux sur l’éducation et autres commissions technocratiques à ce sujet qui servent souvent à engraisser l’égo des politiciens , je ne sais pas si cette réforme a vraiment amelioré les choses si ce n’est qu’offrir un gros laboratoire aux technocrates du Complexe G. Seul problème, le rat de laboratoire, ce sont les jeunes qui vont être les décideurs de demain.

Est-ce que cette réforme a mis une emphase toute particulière sur les compétences de bases de l’éducation de base? Savoir bien écrire, bien lire, compter et avoir une certaine base de connaissances générales. 

Est-ce que cette réforme a amené à un déclin significatif du décrochage scolaire surtout chez les garçons?

Est-ce que cette réforme a aidé les étudiants qui venaient de milieux plus modestes et des étudiants ayant des troubles d’apprentissages à atteindre les études post-secondaires?

Honnêtement, je crois que beaucoup d’enseignants ne suivent pas vraiment la réforme à la lettre, mais autant dire que cette réforme présente une fracture nette au rôle de l’instruction de base, en voulant tout compliquer dans une logique constructiviste.  

Au contraire et c’est peut-être cela la solution du 21ème siècle, il faut offrir aux écoles une plus grande autonomie et même considérer un plus grand choix pour les parents en offrant des bons pour donner aux parents la possibilité de choisir une école de leur choix pour leur enfants comme cela se fait déjà en Suède et cela commence à se faire en Grande-Bretagne. Évidemment, c’est très complexe comme situation, mais le fait d’avoir des écoles indépendantes veut dire aussi qu’il va falloir que certains parents soient plus pro-actifs et plus impliqués dans l’éducation de leurs enfants.

Que l’école devienne non plus une branche du ministre de l’éducation, mais bien un lieu autonome à l’image de la communauté où elle est située. Plusieurs écoles ont gagné beaucoup en ayant cette structure. Et rien d’empêche une école indépendante d’être sous forme de trust, de coopérative ou de joint-venture entre divers organismes.

Je rêve du jour où qu’un étudiant va avoir le choix de faire son école secondaire à l’École Secondaire de l’Union des Artistes, à l’Académie des Canadiens ou à l’École Secondaire du HEC au lieu du choix entre la Polyvalante Saint-Clin-Clin et l’École Secondaire Notre-Dame-Whatever.  Et rien d’empêche d’avoir un système méritocratique. Au moins, en ayant des programmes spécialisés, beaucoup d’écoles secondaires ont heureusement commencé à comprendre cela.

Pour recruter l’élite, tu dois d’abord former une attitude de gagnant et non d’éternel perdant.

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