Le secret le moins bien gardé

Libéral, Péquiste, CAQ, QS, OQ le mois prochain risque d’être l’heure des choix pour les Québécois.

Un mot pour décrire cette élection? Bof…l’offre est assez discutable.

Comme plusieurs penseurs disent au Québec, il semble y avoir un essouflement de l’offre politique un peu comme lorsque le Bloc Québécois s’est fait carrément rayer de la carte il y a plus d’un an.

D’un côté étant un parti ayant plusieurs scandales à son actif, le PLQ est énigmatique.

Il répésente le status quo et est devenu en quelque le parti qui réprésente la continuité. Le «Diable que l’on connait» en quelque sorte.

En complète fracture avec son programme de 2003, le PLQ a un programme de gouvernement qui propose peu de réformes tout en étant franchement technocratique.

Évidemment que les détracteurs du PLQ n’aiment pas cette affirmation, mais le PLQ a exactement les mêmes armes dans son sac que le PQ avait en 1981, 1998 et en 2003, soit celui d’être le parti du modèle et de la continuité.

Vous vous souvenez des slogans du PQ en 1998 (J’ai confiance) et en 2003 (Restons forts), le PLQ va probablement jouer cette carte.

Slogan du PLQ: Pas des surprises avec nous. On n’est pas des enfants de coeurs, mais vous savez à qui vous avez affaire.

Le PQ veut gagner cette élection, car si celle-ci est incapable de faire mieux qu’en 2008, ce qui peut bien être possible considérant le climat électoral volatile au Québec, le PQ risque d’avoir le même avenir que son homologue fédéral, le Bloc Québécois.

Au-délà des partisans «purs-et-durs» du parti (et je ne parle pas ici des «purs-et-durs» de la question constitutionnelle qui ont migré vers d’autres cieux), le parti sème un certain doute auprès de l’électorat.

Nombre d’électeurs «baromètres» pas très partisans au Québec ne savent plus trop ce que le PQ réprésente.

Au cours des années, le PQ s’est démarqué sur deux choses, une coalition par rapport à sa position sur l’article un de son parti et des leaders assez charismatiques.

Sauf qu’aujourd’hui, peu de gens savent ce qu’est le PQ surtout que le parti n’a pas fait aucune réflexion pour réformer son programme depuis nombre d’années tout comme le PLQ ailleurs.

Aussi, considérant que le parti a des leaders très autoritaires lorsqu’il était nul ne sait comment que le PQ peut agir s’il celui-ci est minoritaire.

Rappelons que le PQ n’a jamais été en situation minoritaire.

Le PQ donne aussi le même arrière-goût que le Parti travalliste actuellement au pouvoir en Australie, du fait que les différentes ailes du partis sont souvent en conflit.

Et ce conflit, n’est pas vraiment dans certains cas un conflit d’idées (comme certains bonzes du parti disent afin de sauver la face alors que le parti est à 95% social-démocrate et plus ou moins nationaliste), mais bien un conflit de personnalités à la limite d’une caricature.

Surtout que nous vivons plus que jamais dans une sondagocratie.

Slogan du PQ: Peu importe ce que Duchesneau dit, je vous assure, nous sommes vraiment «moins pires» que le PLQ.

La CAQ est dans une position un peu étrange.

Elle est critiquée par le PLQ (en disant que c’est un parti sécésionniste), le PQ (en la qualifiant d’un parti fédéraliste de droite), de courants libéraux classiques (qui trouvent que Legault a saboté l’ADQ) et toutes les forces possibles (groupes de pressions, syndicats) qui veulent rien d’autre que le status quo.

Peut-être qu’après tout, le fait que tu es critiqué par tout le monde signifie que tu déranges.

Malgré que celui-ci n’est pas l’homme politique le plus charismatique qui existe, je dois admettre que François Legault a gagné beaucoup de respect par sa franchise et son ouverture dans les médias sociaux.

Véritablement, à l’opposé du PQ et du PLQ, Legault sait très bien qu’il y a des problèmes tant au niveau de la qualité des services reçus par les contribuables, au niveau de la dette astronomique du gouvernement Québécois et aussi de fait que certaines structures se doivent d’être changées.

Peut-être que les solutions sont pas toujours parfaites, mais autant dire que le manque d’effort des deux «vieux partis» à se reformer est visible et la CAQ est capable de mettre le doigt sur ce bobo.

Sauf que le problème c’est que peu d’électeurs au Québec sont branchés sur les médias sociaux.

Et aussi l’autre problème vient que les forces du status quo sont extrêmement fortes au Québec.

Slogan de la CAQ: Notre nom et notre logo sont bizarre, mais rassurez-vous, nous sommes les moins pires!

Québec Solidaire pourrait bien faire une percée considérant que son vote populaire est concentré dans quelques circonscriptions à l’est de Montréal.

À part Mercier. Gouin est prenable pour le parti tout comme Sainte-Marie-Saint-Jacques et Hochelaga-Maisonneuve.

Cependant, à part l’intêret médiatique considérable de ce parti, peu savent si ce parti pourrait franchir la barre de la marginalité en terme de vote populaire dans 90% des circonscriptions où ce parti présente un candidat.

La mini-alliance de QS avec Option Nationale est aussi quelque chose qui pourrait être un couteau à double tranchant.

D’un côté, QS n’est pas terriblement nationaliste comme parti tout en étant très socialiste, tout comme que Option Nationale est un parti résolument socio-nationaliste mis à part certaines idées sur la réforme démocratique qui sont franchement innovatrices.

Je dois admettre que Option Nationale est un peu comme le RIN et le Ralliément National en 1966, un parti d’intellectuels et de militants qui sont franchement assez sympatiques dans certains cas, sauf avec le piège que le parti ne sait plus trop où se placer dans l’arène politique.

Slogan de QS: Nous sommes solitaires à l’Assemblée Nationale, pouvez-vous être solidaires et voter QS?

Slogan de ON: Nous sommes qu’une option parmi d’autres choix, mais aucune autre Option a Nationale dans son nom.

En somme, une dernière chose, à voir la dernière élection fédérale, beaucoup d’électeurs sont indécis sur leur choix politique ce qui fait qu’un parti donné peut connaître une percée magistrale surtout qu’il peut jouer la carte de «l’outsider».

Aussi, l’effet des sondages est quelque chose d’important, ceux-ci peuvent en effet jouer un rôle considérable pour créer un effet de masse chez les électeurs.

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