Les RIP du PQ

Le PQ a eu l’idée «magistrale» de pondre l’idée des référendums d’initiative populaire.

Ouais, j’ai l’impression que ça ressemble à la relation que le PQ a eu avec la réforme du mode de scrutin qui est maintenant aux poubelles depuis quelques décennies.

Étant devenu le parti du gouvernement majoritaire à 33-34%, le PQ n’est pas du tout intéréssé à ce jour à quelconque réforme d’un système qui lui convient très bien.

Je dois admettre que la manière qu’une telle réforme est expliquée me semble brouillon:

-Disons qu’une mesure (comme le droit aux Québécois de choisir la langue d’éducation de leurs enfants) a le nombre de signatures nécéssaires mais va carrément contre la plate-forme du PQ.

Est-ce que le PQ va l’accepter ou elle va simplement utiliser ce mécanisme pour donner un semblant d’appui populaire pour les éléments phares de sa plate-forme?

Si le PQ utilise les RIP pour le second choix, ça ressemble un peu malheureusement à la «démocratie» à la Cubaine.

-L’autre problème vient de la manipulation de l’exécutif politique face à cette question.

Si le conseil des ministres a un droit de veto absolu sur ce mécanisme de consultation populaire, autant dire que celui-ci est un artifice illusoire bidon.

Et disons que je crois qu’il peut être très facile pour un gouvernement quelconque de refuser une question gênante aussi bien sur la question de la validité des signatures que l’apport géographique de celles-ci.

Mais au-délà de l’axe politico-politique, disons que les systèmes politiques qui ont une démocratie directe ont eu des conséquences inattendues d’un tel système.

D’abord, en Suisse, malgré qu’il est très difficile de faire une corrélation exacte, le taux de participation anémique aux élections générales peut avoir un aspect marqué sur le fait que les électeurs Suisses votent aux quelques mois.

Aussi, dans certains cas, une initiative populaire peut être sur une question totalement liberticide comme sur la question des minarets.

Tu peux bien avoir des cas extrêmes comme cela où 52% de la population vote pour enveler des droits aux 48% de la population.

Le second exemple est celui de la Californie. Or, avec les années, les différentes initiatives populaires ont fait que les législateurs en Californie doivent composer avec différentes initiatives qui sont souvent contradictoires.

Sur le point de vue budgétaire, aussi, il devient alors quasiment impossible de faire un budget sans avoir des mesures contradictoires sur le point de vue budgétaire.

Pour vous donner un exemple, les impôts se doivent d’être comme cela selon la Proposition X et les dépenses se doivent d’être encadrées ou tel service se doit d’être financé comme cela avec la proposition Y.

En somme, bien que je sois personnellement pour le concept de démocratie directe (tant d’initiative que de rappel d’élus) en théorie, la pratique nous dit qu’il y existe beaucoup de conséquences inattendues face à un tel système politique.

Aussi, ce mode de démocratie n’a rien d’un élément utopisé tel qu’imaginé par certains. Dans certains cas, ce mode de démocratie fait simplement amener une sorte de politique qui est basée sur le négativisme constant et sur une segmentation qui font que certains décrochent carrément du monde politique.

Cela valorise et responsabilise très peu aussi la fonction d’élu.

Et cette segmentation rend le lobbyisme de tous et chacun encore plus marquant. Dans la réalité, c’est LOIN d’être de la politique à l’eau de rose.

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