La soirée des éjections

Le 2 mai 2011, le Bloc Québécois a perdu la quasi-totalité de son caucus.

Encore aujourd’hui, plus d’un an après cette élection, peu de spécialistes peuvent expliquer ce raz-de-marré autre qu’énumérer quelques hypothèses.

Mais une chose est certaine, il y avait un malaise avec la classe politique actuelle.

Malgré ce que les sondages laissent entendre, j’ai l’impression que l’équilibre partisan est beaucoup plus fragile que l’on pense et que le Québec s’en va vers une nouvelle ère partisane.

Sans aucun doute que mis à part d’un miracle, le PLQ va sortir très «amoché» après l’élection du 4 septembre. Cela va même pas m’étonner que certains Libéraux vont être tentés de passer à d’autres formations politiques surtout si la Commission Charbonneau se rélève désastreuse pour ce parti.

Autant mentionner de plus que la Commission Charbonneau risque aussi de faire mal au PQ par rapport à la durée du mandat de cette commission.

Aussi, le parti va être en manque de leadership. Or, le PLQ n’a habituellement pas beaucoup de patience avec les chefs qui ne font pas rapidement bonne figure sur la scène politique.

À voir les derniers sondages et cela malgré le nombre de sièges que le PQ va gagner, je crois que la situation au PQ est guère mieux. Je crois même que les projections ne réflètent pas la réalité considérant que le vote populaire du PQ stagne grandement depuis quelques mois.

À 33% dans les sondages, le PQ fait un score très médiocre en terme de vote populaire, et cela même en comparant les élections où ce parti a mal fait (comme en 1973, 1985 et 1989).

Le problème au PQ est beaucoup plus profond que le simple leadership de Pauline Marois. Le problème au PQ vient que la «coalition» de ce parti commence à rejoidre de moins de moins de gens et entre dans un carcan idéologique qui sert de répoussoir.

En 2012, un certain nombre de politiques dans la plate-forme du PQ, ne sont plus basées sur la raison, mais bien pour plaire à une base qui carbure à un populisme émotionnel.

Avec une plate-forme clairement socialiste et très nationaliste en même temps, le PQ repousse ceux qui ne sont pas socialistes ET nationalistes.

Et peut-être que «l’éjection» du PLQ et du PQ le 4 septembre va être une bonne chose en faisant une pierre, deux coups en mettant du nouveau sang sur la scène politique. Certains vont à la CAQ, à QS, à ON et ils ont des bonnes raisons d’aller ailleurs.

Ça ferait mon bonheur que les électeurs décident de «forcer» à la retraite autant Jean Charest que Pauline Marois.

Beaucoup de gens se retrouvent plus avec ces deux partis. Et pour les mêmes raisons que qu’un système partisan connaît un changement après quelques décennies.

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