Jean Charest en trois tomes

En premier lieu, depuis que je suis la politique il y a environ 15 ans, Jean Charest a toujours été là soit comme leader d’un parti fédéral ou leader du PLQ.

C’est un politicien franchement mystérieux et un type qui est franchement sympatique comme individu ayant quelques de mes amis qui l’ont bien connu. Même ses adversaires politiques le disent.

Jean Charest est aussi un débateur féroce et un excellent orateur, tout en étant quelqu’un de patient. De la patience, il en faut parfois beaucoup dans la sphère politique.

Or, je dois admettre qu’il est très difficile de savoir ce que cela est de vivre de passer d’une machine politique qui est au pouvoir à un parti où il y a deux personnes dans le caucus.

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La question de la corruption est loin d’être uniquement à cause du gouvernement Charest.

Faut être très partisan ou peu connaître la politique pour croire ce mythe.

C’est en autre l’une des raisons principales pourquoi le PQ sous Pauline Marois a évité de trop mentionner des scandales du PLQ pendant la campagne électorale car le PQ a beaucoup de squelettes dans son placard qui n’ont rien à envier au PLQ.

Même autant dire que certaines magouilles et fréquentations du gouvernement Charest sont inacceptables et cela en allant bien au-délà de la corruption résultant du système partisan ou gouvernemental.

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Par contre, l’héritage que laisse Jean Charest est sombre. Vrai que le Québec a connu une décennie de stabilité communautaire.

Malgré tout, on oublie que Jean Charest a été élu sous une plate-forme de réformes.

En 2003, une super-majorité de Québécois ont voté pour deux partis qui proposaient des réformes.

Mais pour des raisons statégiques, Jean Charest a compris que les réformes étaient rapidement impossibles à faire.

Cela a donc fait que le gouvernement Charest a gouverné sous une plate-forme social-démocrate, le genre de plate-forme quotidienne qu’un Péquiste centriste aurait pu bien faire.

La seule différence vient par contre avec le «financement» du modèle, les méthodes ne changent pas. De hausser les frais scolarité ou d’avoir une «taxe santé» n’est pas une politique réformiste en soi si les structures et la méthode de faire ne change pas.

Jean Charest a aussi creusé la dette au point que le prochain gouvernement stable va devoir faire d’immenses réformes pour assurer une durabilité pour les générations futures.

Donc, en somme, je crois que l’héritage de Charest va être à mi-chemin entre son amour de la planification économique centralisée (le Plan Nord) et le fait d’utiliser d’écouter des lobbyistes pour concevoir n’importe quel programme qui se vend bien peu importe les résultats (comme la subvention de la fécondation in-vitro).

PQ ou PLQ, la santé et l’éducation sont toujours sous un parti unique et plus ça change, plus c’est pareil.

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