Bienvenue à Pécupolis

D’abord, beaucoup de choses ont été écrites sur cette charte des valeurs Québécoises. Je vais parler de l’essentiel.

Il est évident que le contexte politique de cette charte n’a rien d’un hasard, car il s’agit d’un exercice basé sur les sondages et les focus groups. On trouve un wedge issue puis on mets les médias dans la partie. Mais ce wedge issue qui ressemble étrangement à celui du Front National en France est quelque chose de relativement nouveau au PQ. Quelque chose dont la grande majorité des leaders au PQ ont jamais voulu toucher étant des nationalistes civiques. Lévesque, Bouchard, Landry ou même Boisclair ont toujours été très prudents dans leur gestion quotidienne pour éviter les querelles communautaires, du moins au pouvoir.

L’autre chose vient aussi du mythe que le vote de l’ADQ en 2007 était uniquement un accident de parcours à cause que Mario Dumont parlait des questions identitaires. En fait, j’ai beaucoup de difficulté à croire qu’il s’agissait de l’unique raison que nombre de Libéraux et de Péquistes ont voté ADQ en 2007.

Il y a aussi depuis quelques temps une curieuse obsession à vouloir tout calquer de la France en faisant la DOM-TOMisation du Québec en la rendant comme un gros Saint-Pierre-et-Miquelon (la Loi Lang est un autre exemple), avec cependant comme différence que les politiques au Québec venant de la France sont très sélectives, tout en choissant des moitiés de politiques venant de la France.

Avec une situation un an après son arrivée au pouvoir où le PQ peine à avoir quelconque crédibilité sur toutes ses autres promesses, la question identitaire est la seule porte de sortie pour tamiser un bilan très mitigé et un avenir qui peut être sombre pour le PQ.

Tout comme son voisine l’Ontario, l’économie du Québec connaît une période de stagnation avec une corruption endémique qui s’étend à de nombreux acteurs (y compris des acteurs étant considérés proches du PQ). Le PQ sait aussi que le prochain budget va être difficile et que la situation budgétaire est pénible. Aussi, le PQ n’a rien fait pour améliorer la confience des Québécois envers les institutions gerées par l’état avec une tonne de nominations partisanes douteuses. Le PQ fait exactement ce qu’il reprochait au PLQ.

Évidemment, on pourrait considérer la stratégie du PQ comme machavélique ou simplement comme oppornunistique, mais en fait elle est la stratégie qui pourrait causer un tort irréparable au PQ et à l’article un du parti. En quelque sorte, le fait de jouer une stratégie qui ressemble à celle de la droite nationaliste/sociale
Européenne va amener un paradigme qui ressemble à celui de l’Union Nationale à la fin des années 60, avec comme différence un schisme marqué entre les nationalistes identitaires et les nationalistes civiques au PQ.

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