Le plus gros tabou au Québec.

L’un des plus gros tabous dans la société Québécoise en particulier chez les intellectuels, les politiciens et les dirigeants est la relation entre Québécois et francophones dans les autres provinces au Canada. Je suis statistiquement un francophone hors-Québec. Je ne suis pas du tout attiré vers le nationalisme Québécois ou le nationalisme Canadien.

C’est une question que très peu de Québécois veulent discuter et c’est aussi une raison pourquoi nombre de francophones hors-Québec n’aiment peu les Québécois ou du moins le symbole du Québécois qui fait la même chose que son cousin français. Malheureusement, le stéréotype du français typique est celui qui considère le Québécois au mieux comme quelqu’un de bien intéressant comme bête anthropologique, mais qui se considère supérieur à lui.

J’ai malheureusement entendu beaucoup de choses venant de certains Québécois qui sont inacceptables, et étrangement particulièrement d’élites qui n’acceptent guère les insultes gratuites mais qui font la même chose aux francophones hors-Québec. Au mieux certains commentaires sont de la pure naïveté, mais venant de gens éduqués, d’académiques et de politiciens certains commentaires sont carrément disgracieux.

Je vais vous donner l’exemple le plus frappant, j’ai entendu nombre de fois des gens dire «Donc, tu es francophone? Pourquoi habites-tu en Ontario.» N’est-ce pas aussi débile de se faire poser cette question que de dire, tu es anglophone pourquoi habites-tu à Val-d’Or/Caraquet/Blanc-Sablon.

De vouloir considérer les francophones et Acadiens comme des assimilés, des communautés moribondes ou de les ignorer tout simplement est quelque chose qui revient beaucoup en politique Québécoise. Il est évident que la réalité des communautés francophones hors-Québec est complexe et pas toujours facile, mais d’avoir une attitude d’ignorance, de défaitisme et de tout-pour-soi brise des ponts entre les Québécois et les autres communautés francophones au Canada. 

Malheureusement, cela démontre un énorme problème dans le nationalisme Québécois qui s’est forgé à partir des années 60 qui est celui que ce nationalisme est très contradictoire en son sens. En fait, ce nationalisme dit qu’il est important d’instrumentaliser l’histoire, mais seulement lorsque cela fait notre affaire pour mousser notre option politique. 

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